C’est Besançon, ville romaine évangélisée par St Ferréol, disciple de saint Irénée, patrie de Victor HUGO et des frères LUMIERES et lieu de résidence du célèbre Victor COURBET qui, ce 2 avril 2019, recevait la 8ème rencontre de la coordination de la Famille Vincentienne, dans la maison des Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret.  Le temps printanier a permis à celles et ceux qui sont arrivés la veille au soir de découvrir cette ville gallo-romaine avec l’arrivée de son aqueduc, son arc de triomphe, les vestiges d’une villa et la belle rue des granges, proche de la grand rue riche de ses façades du XVIIIe.

Etaient présents les Equipes saint Vincent-AIC France, la Société Saint Vincent de Paul, les religieux de Saint Vincent de Paul, la Congrégation de la Mission, les Filles de la Charité, les Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret et l’Association de la Médaille Miraculeuse. N’ont pu se joindre à nous les sœurs de l’Union Chrétienne de Saint Chaumond, retenues pour leur retraite, le Père Mauvais, provincial des Lazaristes et le Père Yves Danjou de l’Archiconfrérie de la Sainte Agonie, tous deux en déplacement en  Turquie, la déléguée des Sœurs de la Charité de Strasbourg retenue pour son service à la congrégation, Aurélie Madrid de la Jeunesse Mariale Vincentienne, les Sœurs Missionnaires de l’Evangile, les Fils de la Charité, nouveaux associés, ainsi que les Oblats de Saint Vincent de Paul.

La rencontre s’ouvre par la demande d’un trombinoscope pour nous identifier, demande faite à notre chargée de communication à qui nous nous sommes engagés à fournir des photos pour qu’elle puisse le réaliser.

Pharmacie V HUGO

Puis les échanges se sont ouverts au sujet des critères d’appartenance à la Famille Vincentienne en ce qui concerne des congrégations ou mouvements. Faut-il, s’ils le demandaient, les admettre au sein de la Famille Vincentienne ? Il en est ressorti qu’on ne peut les exclure par principe s’ils sont reconnus par l’Eglise comme étant en communion avec le Pape et les évêques. Nous avons prolongé notre réflexion sur comment vivre l’intégration dans nos rangs de nouveaux membres. Nous avons pris conscience de nos différences  de culture : les bénévoles des Equipes Saint Vincent sont des femmes chrétiennes (y compris protestantes et orthodoxes) tandis que la Société Saint Vincent de Paul intègre tout membre qui adhère aux valeurs tout en n’acceptant comme responsable qu’une personne catholique. Nous évoquons la rédaction d’une charte et achevons concluant que nous avons déjà  nos divers statuts et nos règlements intérieurs comme référence, et nous nous sommes demandé s’il ne fallait pas privilégier la pratique de la bienveillance et conserver le critère fondamental de communion avec l’Eglise.

L’un de nous rappelle qu’il nous faudrait diffuser la pensée vincentienne à nos membres par divers moyens (revue, MOOC, vidéos). L’un de nous évoque le type fiches « Croire-Bayard » (fiches sur des thèmes autour d’une question pratique, jointes à une boite à outils). Les Equipes saint Vincent-AIC France nous communiquent qu’elles ont de telles fiches très pratiques réalisées par les AIC en Belgique qui ont été utilisées par de nombreux membres de l’association. Elles vont nous être communiquées et nous nous sommes engagés à en réaliser une ébauche que nous travaillerons pour notre rencontre d’octobre. Il est suggéré d’en composer trimestriellement ou semestriellement.  Il est rappelé qu’existent les ateliers « lectures de textes vincentiens » et les « Fiches Vincentiennes ». Pour aider à un futur choix de thèmes à venir, sera envoyée à chaque membre de la coordination la liste de toutes les fiches vincentiennes  publiées. Nous nous sommes engagés à fournir à notre chargée de communication, Marie-Pierre, d’ici fin juin, un court résumé de nos idées en vue de l’élaboration de cette fiche sur le premier thème retenu : « notre devise famille vincentienne ».

Puis nous terminons la matinée avant la messe à 11h30 en évoquant la communication de nos réalisations dans la famille vincentienne. Nous nous proposons d’envoyer à Marie-Pierre, en fonction de nos publications internes, une information que nous pensons pouvoir captiver toute la famille vincentienne, elle serait publiée sur le site Famvin.

Après le repas, nous abordons le sujet d’une vidéo pour présenter la famille vincentienne en projetant une vidéo existante sur la Famille Vincentienne. S’ensuit un échange qui aboutit à l’idée d’une vidéo de 3 minutes tout public. Comme nous souhaitons toucher un public large, il faut élaborer un message simple. Nous élaborons alors notre devise commune : « Avec Jésus, servir et aimer les pauvres comme Saint Vincent » et l’on pourra décliner chaque saint de la famille… L’idée de superposition de photos sur la pauvreté (anciennes pauvretés/nouvelles pauvretés) est bonne mais doit être plus courte (des images de service de pauvretés seront fournies à Marie Pierre avant fin avril par les ESV). L’évocation de 1617 est bonne mais il faut veiller à utiliser une expression de langage contemporain. L’on pourrait terminer par un arbre représentant la famille vincentienne qui s’internationaliserait avec les visages de Ozanam, Jeanne-Antide Thouret, Catherine Labouré et la Vierge Marie. En dernière diapositive, la devise «  aimer, servir comme Vincent de Paul, comme  Louise de Marillac, comme Frédéric Ozanam, comme Jeanne-Antide Thouret etc…..et terminer « et toi… » ou « et toi ? »

Puis nous faisons un état de l’avancée du projet du centre d’accueil des femmes à la rue. Après les diverses autorisations nécessaires, les travaux ont commencé. S’élaborent les statuts pour affiner les divers aspects du service. Un atelier avec une personne-ressource de la Société de Saint Vincent de Paul, spécialisée dans la mise en valeur des personnes pauvres a permis aux partenaires du projet de bouger dans leurs façons d’appréhender le réel auquel elles allaient être confrontées.

Maison SJAT

Nous évoquons la création d’un listing de personnes-ressources que nous, vincentiens, nous pourrions solliciter pour les rencontres de formation de nos laïcs associés et de nos divers membres.

Sont évoquées les formations envisagées mais aucun d’entre nous n’a pas embrayé sur  la formation Vincent de Paul – Réseaux et Formation (VDP) existante et nous attendons de connaitre les dates des prochaines rencontres VDP pour nous joindre à un de leur temps d’équipe programmé pour voir comment avancer dans la construction d’une formation qui réponde à notre besoin.

Devant la difficulté d’être tous présents pour rencontrer le coordinateur international lors de sa venue en France au mois de mai, nous proposons de lui dire qu’il nous serait préférable de le rencontrer lors de la prochaine rencontre des représentants de la famille vincentienne le 25 novembre 2019.

Nous évoquons ensuite la saint Vincent de Paul 2019 chez les Lazaristes au 95 rue de Sèvres à Paris. Il va être tenté de constituer une équipe entre des équipières parisiennes proches du 95 rue de Sèvres et des conférenciers en proximité qui se retrouveraient autour du Père Alexis CERQUERA en mai et juin.

Pour la journée mondiale du pauvre 2019, on suggère de reprendre l’idée d’un signet en forme de poisson qui serait distribué dans toutes les paroisses où sont présents les vincentiens. Il présenterait sur une face les logos  FAMVIN, SSVP, ESV avec l’indication d’un geste concret à faire envers un pauvre dans la semaine, et sur l’autre face, il serait proposé de noter une action concrète à mener auprès de tel pauvre, telle personne seule, etc. Ces signets seraient à rapporter lors de la messe dans sa paroisse le dimanche suivant.

Nous présenterions l’opération à tous les membres de notre réseau le 27 septembre pour qu’ils commandent ce signet à distribuer lors de la journée mondiale du pauvre.

Nous terminons en évoquant l’idée d’une rencontre nationale en 2022 de vincentiens de chaque branche de la famille  (10 par branche) pour une durée de trois jours, afin d’entrer davantage dans la dynamique de famille vincentienne. Nous sommes conscients que nombre d’entre nos membres, s’ils connaissent leur association, n’ont pas la perception de la multiplicité des associations et congrégations qui composent la famille vincentienne en France.

Il s’agirait de partager des initiatives innovantes que nous mettons en œuvre dans nos divers services et de faire intervenir des personnes qui nous dynamiseraient montrant d’autres innovations (le réseau « le Carillon », l’agence « Sans A », l’association « Lazare »…)  et des personnes-ressources qui nous aideraient par des ateliers à creuser une démarche de service toujours plus fidèle à l’esprit de nos fondateurs. Nous rappelons que nous devons cultiver nos identités autour de notre devise « Avec Jésus, aimer et servir les pauvres comme…. » (nos saints fondateurs)…

Nous nous séparons satisfaits du travail commun avec l’idée d’affiner cette idée lors d’une prochaine rencontre. Tous se quittent heureux avec un rendez-vous pris pour le 25 novembre chez les Filles de la Charité, au 9 rue Cler à Paris.

 

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