Dimanche 2 Septembre a eu lieu à Venise, à l’occasion du Festival International du Film, la conférence de presse pour le lancement de « Finding Vince 400 », le Festival International du Film dédié à Saint-Vincent de Paul. À la conférence sont intervenus le père Tomaž Mavrič, CM, Supérieur Général de la Congrégation de la Mission et des Filles de la Charité, Mgr Davide Milani, président de Fondazione Ente Spettacolo, qui a accueilli l’événement, et le directeur Andrea Chiodi, qui organisera la projection du samedi 20 Octobre à l’Auditorium Conciliazione en vue du Synode de la jeunesse.

« Finding Vince 400 » se tiendra à Castel Gandolfo du 18 au 21 Octobre et aura pour objectif la mondialisation de la charité à l’instar de Saint-Vincent, comme l’a raconté p. Tomaž, « il a fait tout son possible pour aider les pauvres spirituellement et matériellement ». Pour ce faire, est nécessaire une culture capable de promouvoir l’entraide et, a poursuivi le Supérieur Général, «la mondialisation de la charité est possible, mais nous sommes tous appelés à travailler ensemble pour y parvenir!»

Le festival se déroulera en présence d’acteurs de renommée internationale comme Jim Caviezel, qui a interprété le Christ dans le film « La Passion » de Mel Gibson, bien que les vraies stars seront les films en compétition lors du concours qui a vu la participation d’environ 3000 œuvres de 109 différents pays, racontant selon une nouvelle perspective la pauvreté et le service aux pauvres. En effet les créatifs, les écrivains et les conteurs du monde entier ont répondu à l’appel lancé par la Famille Vincentienne par l’intermédiaire de l’acteur Clarence Gilyard, réalisateur participant à « Finding Vince 400 », dans les trois sections du concours: courts métrages, longs métrages et «Graines d’espoir», section réservée aux moins de 18 ans.

Lors de la conférence de presse, les paroles de Mgr. Milani ont frappé car, après avoir expliqué comment « Finding Vince 400 » devrait aider la mission de FEDS à promouvoir les compétences cinématographiques et éduquer des jeunes à la culture audiovisuelle, il a surtout souligné son rôle de porte-parole d’un changement de paradigme grâce au « courage de conjuguer charité et charisme vincentien avec le cinéma, qui est souvent un faire académique, bien que le cinéma est un art et doit toucher le cœur et faire faire l’expérience de l’immersion. C’est un moyen d’être global. ”

«Il faut un nouveau regard», a poursuivi Mgr Milani, «parce que la vision actuelle implique que tu m’intéresses seulement dans la mesure où tu me rapportes un bénéfice. Nous devons renverser cette tendance et montrer que tu m’intéresses parce que tu es mon prochain, tu es sur ma route, le Seigneur t’a mis sur mon chemin. Les pauvres ne sont pas seulement ceux qui n’ont pas de pain, mais nous sommes tous pauvres, mendiants. On est tous en manque de quelque chose, parce que nous avons tous besoin de l’autre ».

Cet autre, différent de nous, mais qui devient pour nous le motif de notre vocation sera le destinataire de cette charité qui est le thème du Festival comme voulu par la Conférence Épiscopale Italienne: qui nous a exhorté à réfléchir sur la charité comme «lieu de discernement vocationnel».

Toujours en ce qui concerne la capacité d’être charitable comme un sentiment pour la vie, nous pourrons voir travailler le réalisateur Andrea Chiodi qui a lu lors de la conférence le poème déconcertant de Charles Péguy, tiré du « porche du mystère de la deuxième vertu » dont voici quelques extraits: « La charité va malheureusement de soi. La charité marche toute seule. Pour aimer son prochain il n’y a qu’à se laisser aller, il n’y a qu’à regarder tant de détresse. Pour ne pas aimer son prochain il faudrait se violenter, se torturer, se tourmenter, se contrarier. Se raidir. Se faire mal. Se dénaturer, se prendre à l’envers, se mettre à l’envers. Se remonter. La charité est toute naturelle, toute jaillissante, toute simple, toute bonne venante. C’est le premier mouvement du cœur. C’est le premier mouvement qui est le bon. La charité est une mère et une sœur.

Pour ne pas aimer son prochain, mon enfant, il faudrait se boucher les yeux et les oreilles.

À tant de cris de détresse. »

Il ne nous reste plus qu’à attendre le festival  qui aura lieu à Castel Gandolfo du 18 au 21 octobre prochain et à la projection du 20 Octobre à l’Auditorium Conciliazione de 18 à 20h, ouvert aux jeunes de 16 à 35 ans. Créé en collaboration avec le Synode des évêques et la Fondazione Ente dello Spettacolo de la Conférence épiscopale italienne!

Bureau de la Communication
Congrégation de la Mission

 


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