En cette époque où nous constatons le besoin urgent de remédier au changement climatique, j’aimerais regarder avec vous l’impact de ce changement à travers le Canada. Le premier élément que tous les vincentiens devraient inclure dans toute discussion sur le sujet est un argument énoncé par le pape François, dans Laudato Si, quand il affirme qu’il existe plusieurs exemples de « l’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète (…) ».

Lors d’un récent séjour dans nos propres régions atlantiques, nous avons fait une petite croisière et avons découvert qu’en raison du réchauffement des océans, les homards ont migré davantage vers le nord, ce qui en réduit d’autant la récolte le long de la côte Est des États-Unis, alors que nos régions atlantiques bénéficient d’une augmentation. De plus, les eaux plus chaudes ont forcé vers le nord la migration des baleines noires, une espèce en voie de disparition, ce qui les place en ligne directe avec les grandes voies de navigation commerciale où elles meurent en grand nombre, victimes de collisions avec les navires.

Nos régions arctiques subissent également une hausse des températures, qui fait fondre les glaces et rehausse le niveau de l’océan, ce qui a un impact dramatique sur la vie des humains. Le climat plus extrême a donné lieu à des feux de forêt, des sécheresses et des inondations plus dévastateurs. Nous sommes portés à considérer comment le changement climatique affecte les humains. J’aimerais parler de ces effets sur les peuples autochtones au Canada.

Les peuples autochtones ont toujours eu une compréhension beaucoup plus profonde du meilleur mode de vie pour les humains et du besoin de respecter la nature, incluant l’inclusion spirituelle et culturelle de la nature dans leur vie de tous les jours. Il est maintenant évident que la hausse des températures rend la chasse plus périlleuse, en raison des glaces fondantes. Il y a eu plusieurs cas de chasseurs et pêcheurs tombés à l’eau à cause d’une glace trop mince. Le réchauffement du climat pousse également les sources de nourriture à s’éloigner du territoire de chasse, ce qui oblige les chasseurs à partir plus longtemps et dans certains cas, diminue la quantité de nourriture qu’ils rapportent à leur famille.

La chaleur extrême affecte aussi les populations plus vulnérables, causant des problèmes de santé tels que les coups de chaleur, de l’insuffisance respiratoire et autres. Souvent, ces personnes n’ont pas les moyens de fuir la grande chaleur et elles sont donc plus aptes à en souffrir. Les coûts élevés du chauffage et de la climatisation font grimper la facture d’électricité, ce qui amène les personnes moins bien nanties à faire des choix très difficiles. Nous devons simplement agir dès maintenant pour contrer le changement climatique.

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