Le Pape François célèbre la fête de saint Vincent de Paul avec le P. Mavrič et la Famille Vincentienne

par | Oct 3, 2016 | Actualités, Famille Vincentienne, Réflexions spirituelles | 0 commentaires

Père Tomaž Mavrič, CM, Supérieur Général, a participé à la messe  célébrée par le Pape François dans la chapelle de la Casa Santa Marta au Vatican, le jour de la fête de saint Vincent de Paul, le 27 Septembre, 2016. (Gracieuseté de L’Osservatore Romano).

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Sur l’homélie du Pape François à ce jour, par l’Osservatore Romano:

«Reconnaître la désolation spirituelle, prier quand nous auront été confrontés à cette désolation spirituelle et savoir accompagner les personnes qui souffrent de durs moments de tristesse et de désolation spirituelle». Telles sont les trois grâces à demander au Seigneur, que le Pape François a indiquées en commentant les lectures du mardi 27 septembre, au cours de la Messe du matin à Sainte-Marthe.

En offrant la célébration du jour, fête liturgique de saint Vincent de Paul, aux sœurs de la communauté de la Maison — qui «ont été fondées» par le saint français et dont «la vie suit la route qu’il a tracée: faire la charité» — le Pape a en particulier centré sa réflexion sur la première lecture, tirée du livre de Job (3, 1-3.11-17.20-23). «La Bible dit que Job était juste» a observé le Pape. En effet, a-t-il précisé, Job «ne maudit pas Dieu. Il s’épancha seulement et il s’agissait d’un épanchement: l’épanchement d’un fils devant son Père». Un peu comme le fit le prophète Jérémie. Tous les deux «s’épanchent ainsi devant Dieu», car «tous les deux se trouvaient dans une grande désolation spirituelle».

A ce propos, le Pape a souligné que la désolation spirituelle est «une chose qui arrive à tout le monde: la personne peut être plus forte, plus faible… Mais cet état d’âme sombre, sans espérance, rempli de méfiance, sans envie de vivre, sans voir la fin du tunnel, avec tant de tumulte dans le cœur, et aussi dans les idées, est vécu par chaque homme et chaque femme. «La désolation spirituelle — a-t-il expliqué — nous donne l’impression que notre âme est écrasée», qu’elle «ne veut pas vivre: “Il vaut mieux la mort!”, s’épanche Job; il vaut mieux mourir que vivre ainsi».

Mais, a dit le Pape, «quand notre esprit est dans cet état de tristesse étendue, qu’il n’y a presque plus de souffle, nous devons comprendre» que cela «arrive à tout le monde». Voilà alors l’invitation à «comprendre ce qui arrive dans notre cœur», à nous demander «ce que l’on doit faire quand nous vivons ces moments sombres, à cause d’une tragédie familiale, d’une maladie, de quelque chose qui nous abat». «La liturgie d’aujourd’hui nous fait voir comment» il faut se comporter «face à cette désolation spirituelle, quand nous sommes tièdes, abattus, sans espérance».

Le psaume 87 nous apporte son aide: «Que ma prière parvienne jusqu’à toi, Seigneur». La première chose à faire est donc de prier. «Une prière forte, forte, forte» a dit François. “Seigneur, mon Dieu et mon salut, devant Toi je crie jour et nuit”: les paroles sont fortes! En somme, «il s’agit d’une prière» qui consiste à «frapper à la porte, mais avec force».

Dans la vie, a observé le Pape «combien de fois nous sommes nous sentis ainsi, sans forces». Mais «le Seigneur lui-même nous enseigne comment prier dans ces moments durs: “Seigneur, tu m’as mis au plus profond de la fosse. Le poids de ta colère m’écrase. Que ma prière parvienne jusqu’à toi”. Telle est la prière: nous devons prier ainsi dans les moments les plus durs, les plus sombres, de plus grande désolation, où nous sommes davantage écrasés, qui nous écrasent», a exhorté François. Car «cela est prier avec authenticité» et, d’une certaine manière, il est utile «également de s’épancher, comme Job s’est épanché avec ses enfants. Comme un enfant».

Après avoir indiqué le comportement individuel à avoir dans les moments de désolation spirituelle, le Pape s’est ensuite arrêté sur l’accompagnement de celui qui se trouve dans ces situations. En effet, a expliqué le Pape, «devant une personne qui est dans cette situation, les paroles peuvent faire mal. Il faut uniquement la toucher, être proche», de façon à ce «qu’elle sente la proximité, et dire ce qu’elle désire; mais ne pas faire de discours».

D’où l’actualité des lectures liturgiques, sur la base desquelles François a exprimé le souhait «que le Seigneur nous aide: tout d’abord, à reconnaître en nous les moments de désolation spirituelle, quand nous sommes dans l’obscurité, sans espérance, et nous demander pourquoi; deuxièmement, à prier comme nous l’enseigne aujourd’hui la liturgie avec ce psaume 87 au moment de l’obscurité — “que ma prière parvienne jusqu’à toi, Seigneur”». Et troisièmement, «quand je m’approche d’une personne qui souffre», que ce soit pour une maladie ou pour tout autre raison, «mais qui se trouve vraiment dans la désolation: silence». Un silence, a-t-il conclu, rempli de beaucoup d’amour, de proximité, de caresses. Et ne pas tenir des propos qui à la fin n’aident pas et qui font même du mal».

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