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La passion de Jesus et la passion de Jean-Gabriel Perboyre

par | Mai 1, 2020 | Formation, La Spiritualité et la pratique spirituelle | 0 commentaires

Le Bref de Béatification de Jean Gabriel Perboyre disait en 1889 : « Une consolation véritablement céleste et un honneur sans égal ont été par la Divine Bonté réservés a Jean Gabriel: le fait que la Passion qu’il a subie a une ressemblance particulière avec celle de notre Rédempteur ».

Nous pouvons établir le parallele suivant:

  1. J’ai a être baptisé d’un baptêmes et, comme je suis angoissé jusqu’a ce qu’il soit consommé »- (uc 12,50).
    Jean Gabriel a désiré toute sa vie le martyre. Il dit à ses séminaristes leur montrant l’habit de M Clet, mort martyr en 1820: « Voici l’habit d’un martyr … Quel bonheur si nous avions un jour le meme sort ! Et il exprima ce souhait plus d’une fois.
  2. Jésus a commencé sa Passion apres trois années de vie publique.
    Jean Gabriel a commencé, lui aussi, sa Passion apres trois années de ministere.
  3. Jésus, au Jardín del’ Agonie, s’exclama: « mon ame est triste jusqu’a la mort »
    Jean Gabriel souffrit une sorte d’agorue spi­rituelle qui dura trois mois pendan! laquel­le il lui sernblait que Dieu l’avait abandon­né.
  4. Jésus, dans son agonie, fut réconforté par un ange.
    Jean Gabriel, dans sa « nuit obscure de la foi », fut réconforté par une vision de Jésus aucifié qui dissipa ses angoisses et lui apporta une profunde paix.
  5. Jésus ful trahi et livré, pour 30 deniers, par Judas aux soldats.
    Jean Gabriel, lui aussi, fut trahi et livré pour 30 taels par le 6.1s d’un catéchiste.
  6. Jésus avait pris avec tui trois compa­gnons, Pierre, Jacques et Jean.
    Jean Gabriel avait, tui aussi, au moment de son arrestation trois compagnons : Thomas qui lui resta fidele, comme saín! Jean, Philippe qui s’ enfuit, comme Jacques, et enfin un vieux catéchiste qui, plus tard, le rema, comme Pierre.
  7. Jésus, au moment de son arresta­tion, empecha Pierre de se servir de son épée pour le défendre contre les soldats.
    Jean Gabriel interdit a son disciple Thomas d’user de violence pour le défendre contre les soldats venus l’ar­réter
  8. J ésus fut trainé comme un malfai­teur. « Comme contre un brigand vous eles sortis avec des glaives et des batons pour me saisir » • (Matthieu 26,55).
    Jean Gabriel ful traité brutalement lors de son arrestation, chargé de chames et frappé comme un bandit.
  9. Jésus ful traíné de tribunal en tri­bunal, devant Cai’.phe, Anne, Hérode et Pilate.
    Jean Gabriel fut, lui aussi, trainé de tri­bunal en tribunal, tribunal militaire et tribunal des crimes, a la Sous-Préfecture, a la Préfecture et a la capitale de la province devant le gouvemeur et le vice-roi.
  10. Jésus est aidé par le Cyrénéen sur le chemin du supplice • (Marc 15,21).
    Jean Gabriel, épuisé, fait pitié a un let­tré, Lieou Kiou Lin, qui le fait transpor­ter a ses frais en palanquin et l’ accom­pagne méme pendant les deux jours que dura le voyage a pres l’ arrestation.
  11. Jésus fut maltraité, injurié, souffle­té, couvert de crachats et flagellé.
    Jean Gabriel fut cruellement frappé a coups de bambous, a coups de larúeres de cuir, on lui cracha au visage et on le souffleta.
  12. Jésus fut abandonné par les siens, sauf par Jean et de pieuses femmes.
    Jean Gabriel eut la douleur de voir les deux tiers des chrétiens arrétés et incar­cérés avec lui apostasier leur foi. Quelques-uns seulement lui resterent fideles.
  13. Jésus fut renié par Pierre.
    Jean Gabriel eut la douleur de voir son vieux catéchiste, Ly, qui était tres attaché aux missionnaires, renier et sa foi et son maitre. Vaincu par les tourments, il en vint méme a l’injurier et a le frapper.
  14. Jésus fut revetu d’un manteau de pourpre chez Hérode et renvoyé a Pilate comrne un roí de comédie.
    Jean Gabriel, par ordre du Mandarín, fut revétu des omements sacerdotaux et livré ainsi aux moqueries de la populace.
  15. Jésus garda le silence devant Pilate.
    Jean Gabriel, apres avoir confessé sa foi, endura les supplices en silence et avec une héroique patience.
  16. Jésus, du haut de la croix, pria pour ses bourreaux.
    Jean Gabriel, au milieu d’une séance de torture, se mita genoux pour remercier Dieu de luí avoir permis de souffrir pour son nom et il pria pour ses bourreaux.
  17. Jésus absout le bon larron en lui disant: « Aujourd’hui-meme tu seras avec moi dans le paradis”.
    Jean Gabriel, au milieu du tribunal, donna plusieurs fois l’ absolution a des apostats repentants.
  18. Jésus entendit les insultes de pharisiens et de la foule luí disant: « Si tu es le Fils de Dieu, descends maintenant de la croix et sauve-toi toi-meme. »
    Jean Gabriel entendit ce blaspheme de la bouche du vice-roi : « Maintenant que tu souffres, prie ton Dieu de te délivrer de mes mains ».
  19. Jésus, au calvaire, fut abreuvé de fiel et de vinaigre.
    Jean Gabriel, pour supprirner un enchantement, qui, selon le juge, le rendait insensible a la douleur, fut condarnné a boire le sang tout chaud d’un chien égorgé.
  20. Jésus, par moquerie, ful affublé par les soldats d’une couronne d’épines qu’ils luí enfoncerent sur la tete.
    Jean Gabriel subit un supplice ana­logue : on lui grava sur le front, en caracteres chinois, avec une pointe rougie au feu, ces paroles « Propagateur d’une secte abomi­nable ».
  21. Jésus, a la vue de la joie étemelle qui luí était préparée, souffrit la croix au mépris de la honte. Hébreux 12
    Jean Gabriel marcha au supplice avec joie et son visage en devint tout radieux.
  22. Jésus monta au calvaire avec deux bandits.
    Jean Gabriel fut conduit a la mort avec plusieurs crirninels qui furent exécutés en meme temps que luí.
  23. Jésus, du haut de la croix, s’écria: « Pere, je remets mon esprit entre tes mains ». (Luc 23,46).
    Jean Gabriel, arrivé au lieu des exécu­tions se mil a genoux, éleva les yeux au del et recommanda son ame a Dieu.
  24. Jésus en croix vit les bourreaux se partager ses vetements.
    Jean Gabriel allait etre attaché a la croix, les bourreaux comptaient sur ses vete­ments qu’ils se partageraient apres sa mort, mais ses disciples les leur rachete­ rent ainsi que les instruments du supplice pour les conserver comme des religues.
  25. « Jésus a souffert la mort en dehors de la Porte. » (Hébreux 13,12).
    Jean Gabriel a été exécuté en dehors de la ville, au lieu des exécutions.
  26. Jésus fut cloué a la croix.
    Jean Gabriel fut attaché avec des cordes a un gibet en forme de croix pour y étre étranglé.
  27. Jésus mourut le vendredi a 3 heures de l’ apres-midi.
    Jean Gabriel rnourut, lui aussi, un vendredi dans l’ apres-midi.
  28. Jésus reçut un coup de lance dans le coté droit par un soldat romain pour s’ assurer qu’il était bien mort.
    Jean Gabriel reçut, luí aussi, le coup de grace : un violen! coup de pied dans le ventre de la part d’un des soldats.
  29. Jésus suscita la compassion des pieuses femmes, la profession de foi du centurion et le,remords du peuple.
    Jean Gabriel suscita de semblables sentimenls chez les pai’ens, accourus en foule, qui rnurmuraient et protestaient contre la sentence du tribunal
  30. Jésus apparut a Pierre, a Madeleine et aux Onze disciples.
    Jean Gabriel apparut au lettré paien, son bon cyrénéen, qui étai t mala de a l’ extrémité et se convertit. 11 apparut a d’ a u tres personnes dignes de foi. Une grande croix apparut dans le ciel asa mort et ful vue d’une foule de gens, méme tres loin.
  31. Jésus, au pied de la croix, vit sa Mere remplie de résignation sublime.
    La mere de Jean Gabriel, apprenant sa mort, dit : Pourquoi devrai-je hésiter a faire a Dieu le sacrifice de mon fils, la Sainte Vierge n’ a pas hésité a faire le sacrifice du sien pour notre salut.
  32. Ceux qui furent responsables de la mort de Jésus firent une triste fin : Hérode et Pilate furent déposés et moururent misérablement en exil. Judas se pendil, Cai’phe fut destitué au bout d’un an.
    Les responsables de la mort de Jean Gabriel finirent aussi misérablement : Le mandarín qui le fit arréter ful dépo­sé et se pendil, le vice-roi si cruel ful dénoncé a l’Empereur, dépouillé de ses biens et envoyé en exil.. D’ a u tres enco­re furent condarnnés a l’exil ou mouru­rent prématurément.

André Sylvestre, CM

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