Depuis les débuts de son pontificat, le Pape François invite et entraîne l’Eglise à une conversion pastorale. Il en rappelle le motif, le 21 décembre 2019 lors de ses vœux à la Curie Romaine : nous nous trouvons dans un changement d’époque…
Dans ce numéro des Fiches Vincentiennes, nous nous proposons de retrouver avec nos fondateurs cette démarche de proposition du baptême, pour nous aider à mieux prendre en compte notre présent pastoral. Nous envisageons de traiter la question du salut dans un prochain Cahier.
Ces derniers temps, l’actualité a pu nous interroger sur la réception du sacrement de baptême de l’Eglise. Il a notamment été question de « dé-baptisation », dans un article de La Croix du 16 juin 2019. Le phénomène est présenté comme lié au contexte de la crise des abus sexuels et nous pouvons l’estimer comme marginal mais réel. Il reflète pour le moins une appréhension incomplète du sacrement, apparenté à une seule adhésion volontaire du sujet, rétractable à souhait.
Depuis vingt ans déjà, on peut observer que la réalité pastorale du sacrement du baptême a bien évolué, avec un net recul des baptêmes de bébés (en voie de stabilisation ?) et, au contraire, un nombre augmentant pour les adultes. L’Eglise de France s’efforce de prendre en compte ces évolutions, tant par le travail de la conférence des évêques que par l’engagement de nombreux paroissiens avec leurs pasteurs au service de cette pastorale.
Ouvrons ce nouveau cahier, pour entendre nos fondateurs au sujet du baptême. Ils vont nous paraître comme pressés, bousculés par l’urgence – comme saint Vincent – et d’autre part soucieux de tenir à la doctrine – comme sainte Louise. Voilà un trait amusant du croisement de leurs personnalités, car nous aurions pu nous attendre à une qualification inverse. Écoutons-les en écho à nos actualités, pour mieux aborder celles-ci.

Pour Lire ce cahier, cliquez ici

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