L’Archiconfrérie de la Sainte Agonie de Notre-Seigneur Jésus-Christ a été fondée en 1862 par le Père Antoine Nicolle (1817-1890), Lazariste, responsable du sanctuaire marial de Valfleury dans la Loire (www.sanctuaire-notredamedevalfleury.fr). A une époque où l’Eglise devait affronter en Europe un anticléricalisme virulent, il désira fonder une association de prière afin de soutenir l’Eglise et la piété des fidèles. Il voulait ainsi honorer les souffrances de Jésus-Christ durant son agonie au jardin des Oliviers, au lieu-dit de Gethsémani, pour obtenir la paix de l’Eglise et les grâces nécessaires aux mourants.

Le Père Etienne, Supérieur général, consulté un peu auparavant, l’encourage dans ce sens et lui écrit le 15 décembre 1861 : « Oui, mon cher ami, elle vient de Dieu la pensée d’établir la Confrérie de l’Agonie de Notre Seigneur, et je vous encourage à poursuivre sans délai la réalisation de ce projet…Ce n’est que l’application du Scapulaire de la Passion que Notre Seigneur a confié au zèle de la Congrégation. »

L’Archiconfrérie de la Sainte Agonie a pour but de prier pour l’Eglise et, plus spécialement, pour le Saint-Père, pour l’affermissement de la foi chrétienne et pour les personnes en fin de vie. Sa spiritualité s’inspire de la prière de Jésus en Agonie au jardin de Gethsémani. Le Christ, affronté à la solitude et à la peur de sa future Passion, se confie à son Père en exprimant son acceptation de la mission qui lui a confiée : « Abba, Père, à toi tout est possible, écarte de moi cette coupe ! Pourtant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! » (Mc 24, 36). Cette prière rejoint la spiritualité vincentienne centrée sur la volonté de Dieu.

Cette œuvre fut reconnue rapidement par le Cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, qui demanda d’en être le premier associé. Elle fut approuvée par le Pape Pie IX le 14 mars 1862, et confirmée, en 1894, par le Pape Léon XIII. Son siège se trouve au 95 rue de Sèvres 80000 Paris, qui est la maison-mère des Lazaristes. Dans la chapelle Saint-Vincent-de-Paul, elle a un autel spécialement consacré au Christ en prière au jardin de Gethsémani. C’est là que les fidèles se retrouvent chaque premier vendredi du mois, à 15h.

L’Archiconfrérie de la Sainte Agonie a aussi à cœur de développer la dévotion au scapulaire de la Passion, appelé scapulaire rouge, révélé le 26 juillet 1846 à une Fille de la Charité, Apolline Andriveau. De la même façon, elle s’efforce de répandre le chapelet du chemin de croix qui permet  de méditer les principaux événements de la Passion.

Pour mieux faire se faire connaître, elle édite une revue (95 rue de Sèvres, 75000 Paris) et elle entretient un site internet (www.sainte-agonie.fr).

Il est à noter que le Père Nicolle fonda, en 1864, avec Lucie Berthier, en religion Mère Thérèse, l’Institut des Sœurs de la Sainte-Agonie, appelées aujourd’hui Sœurs de Gethsémani (www.soeurs-de-gethsemani.fr).

P. Yves DANJOU, c.m.

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