Noël 2006
Salut chers frères et Sœurs. Je voudrais vous partager un court message de Noël.
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande Lumière, Dieu. Il est venu en se faisant l’un d’eux, non seulement comme un enfant faible et sans défense, mais plus que cela, en faisant l’expérience d’être marginalisé comme eux, d’être rejeté, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux à l’auberge. Dieu a choisi de naître dans cette situation. Ceux à qui il s’est révélé en premier n’étaient pas des personnes honorées et dignes de son temps, mais des pauvres, ceux qui n’avaient pas de noms, ceux qui étaient considérés comme les plus bas. Il s’est révélé précisément à des personnes comme eux, les bergers.
Environ 2000 ans ont passé et pourtant nous continuons d’être entourés d’une telle obscurité et guidés par la lumière qui est le Christ. Comme St Léon le Grand, Pape en 440, rappela aux chrétiens de Rome : « Noël n’est pas tellement quelque chose du passé, même pas de notre plus récent passé, mais quelque chose pour aujourd’hui et quelque chose pour nous maintenant ». Savons-nous laisser le Christ Enfant être notre guide lorsque nous sommes perdus ? Le Christ, est-il notre force lorsque nous sommes faibles ? Cherchons-nous la protection de Dieu lorsque nous nous sentons abandonnés ? Est-ce que Dieu, le Christ, est source de paix pour nous lorsque nous nous sentons abattus et déchirés par des luttes intérieures ? Noël nous invite à approfondir notre confiance dans le Seigneur qui est lumière.
Notre tradition vincentienne nous invite à prendre place avec Dieu qui demeure parmi les marginalisés. Nous sommes appelés à suivre Jésus, le Christ, évangélisant et servant les pauvres.
Je veux souhaiter à chacun de vous, mes frères et sœurs de la Famille Vincentienne, un Joyeux Noël et une Nouvelle Année remplie de Paix, de joie, de justice et d’amour les uns pour les autres et pour les pauvres. Et de la part de nous tous ici à la Curie Généralice : un très Joyeux Noël et une Heureuse Nouvelle Année.