Nouveau Berceau SAINT-VINCENT-DE-PAUL. D'ici à 2012, le Berceau devrait se moderniser et abriter un centre international de formation Le Berceau de Saint-Vincent-de-Paul s'apprête à fêter son patron un peu plus solennellement que d'ordinaire. Samedi, on célébrera en effet Monsieur Vincent, prêtre né en 1581 dans l'ancien village de Pouy, qui mourut le 27 septembre 1660 après avoir dédié sa vie aux enfants délaissés et aux plus démunis, et donné naissance à l'ordre des Filles de la Charité et la communauté des Pères Lazaristes. Demain, sa maison natale accueillera, outre l'évêque du diocèse d'Aire et Dax, Mgr Philippe Breton, le père Gregory Gay, supérieur général des Prêtres de la Mission, et sœur Évelyne Franc, supérieure générale des Filles de la Charité. Ces derniers viendront spécialement de Rome et Paris pour lancer le projet d'un Berceau renouvelé à dimension internationale. C'est du moins le souhait que nourrissent René Mateucci, chargé de mission par l'évêque landais pour cette restructuration, et le père Alain Perez, délégué général de l'Œuvre et coordonnateur du projet. «Lorsque Mgr Breton est arrivé dans le diocèse, il a souhaité redynamiser ce lieu privilégié, explique René Mateucci. De son côté, l'assemblée internationale des Lazaristes à Rome a décidé de revaloriser les lieux vincentiens». Étendu sur une dizaine d'hectares, entre paysages bucoliques et la deux fois deux voies Mont-de-Marsan-Dax, le Berceau ne manque pas d'atouts : un établissement scolaire de 600 élèves, une maison de retraite de 86 lits, un lieu d'accueil pour les 60.000 pèlerins annuels, un magasin de souvenirs, et les deux communautés des Lazaristes et des Filles de la Charité. Mais le site marche au ralenti : malgré sa liste d'attente, la maison de retraite a failli fermer en 2005 pour raisons de sécurité. L'effectif des communautés se réduit peu à peu avec à ce jour huit religieuses et cinq prêtres, tandis que l'accueil des pèlerins est loin de fonctionner à plein régime. D'où cette volonté de redonner un second souffle via une mobilisation non plus locale mais internationale de la famille vincentienne. Ce changement passe par tel une refonte des statuts, qui datent du régime de Napoléon III, et un nouveau conseil d'administration en théorie jusque-là coprésidé par l'évêque et le préfet. Désormais, le premier collège des fondateurs comprendra deux frères Lazaristes et deux Filles de la Charité. Nouveauté dans le deuxième collège des institutionnels : le maire de Saint-Vincent-de-Paul fait son entrée aux côtés de l'Évêque, du préfet et du recteur de l'Institut catholique de Toulouse. Un troisième collège inclut d'autres membres de la famille vincentienne et des laïcs. Le projet Berceau 2012 comprendra la construction d'une nouvelle maison de retraite, la création d'un centre de formation internationale à la spiritualité vincentienne en lien avec l'Université catholique de Toulouse, la modernisation de l'accueil du public et la création d'un lieu d'insertion pour les jeunes dans l'ancienne maison de retraite des Lazaristes à Dax. Un ambitieux et coûteux renouveau que doivent acter demain les prestigieux visiteurs de Monsieur Vincent. Emma Saint-Genez |