Ordination de Frédéric PELLEFIGUE,
le 29 juin 2008, en la Cathédrale Saint-Étienne de Limoges.

Présentation de Frédéric par le Père Éric SAINT-SEVIN, son supérieur

         Au nom de la Province de Toulouse, la Communauté des Lazaristes de Limoges est heureuse de présenter Frédéric PELLEFIGUE pour qu'il soit ordonné prêtre, au milieu de vous, par Mgr Dufour, dans cette Cathédrale st Étienne de Limoges.

         Comme beaucoup le savent, Frédéric est «cantalou», né à Aurillac le 16 avril 1974. Ses parents habitent Arpajon sur Cère. Il est le troisième d'une fratrie de quatre enfants qui regroupent avec lui Nathalie, Stéphane, et Marie ; nous les savons dans la joie

aujourd'hui et nous les accueillons cordialement avec toute leur famille et les remercions d'emblée de donner leur fils et frère à l'Église.

         Ils ont accompagné Frédéric durant les premières années de sa vie, lui ont communiqué le bien inestimable de la foi et l'ont suivi de l'école à l'Université débouchant sur une licence d'allemand, ses premières armes dans l'Education et ses engagements dans l'Église locale.

         L'Équipe d'accompagnement de la Paroisse Saint-Augustin, son Curé et son vicaire sans qui les choses n'auraient pas été ce qu'elles furent et vers qui va notre grande reconnaissance, ont suivi Frédéric tout au long de cette année limougeaude. Tous se sont unis pendant la Mission du Carême, véritable temps fort pour le relais de Beaubreuil. Ils ont découvert un homme passionné par l'Evangélisation.

         Fred est un ami du temps. Son chemin fut long parce que très réfléchi. Dans sa vie antérieure, son année clé est 1992. Il découvre le Berceau de st Vincent de Paul près de Dax et il tombe peu à peu dans la marmite vincentienne   qu'il connaissait déjà par la Société st Vincent-de Paul. La potion magique produisit un effet lent mais tenace. Après un mûrissement appuyé, il entre au séminaire de premier cycle d'Avignon, fait son noviciat au Berceau de st Vincent de Paul, décidemment lieu mythique ou plutôt mystique pour lui. Après une expérience pastorale d'une année en Algérie, il   accompli son second cycle dès 2004, au Centre-Sèvres à Paris, à la bonne Université jésuite, logeant au 95, Rue de Sèvres, sous la houlette de confrères compétents dont certains l'entourent aujourd'hui et que nous remercions pour leur dévouement.

         Et voilà Frédéric, clé en main ! Vous n'en doutez pas, c'est un parfait auvergnat : rigoureux, opiniâtre, économe, simple et terrien dans l'âme. Il fait penser au laboureur d'Auvergne cité par st Vincent de Paul, qui parlait de Dieu derrière sa charrue ( IX, 391 ).   Il a des limites et des qualités comptables. Il a quelque côté gascon, par héritage et par osmose : son allant, sa bonhomie, sa rondeur carrée.   Un volcan dormant qui peut produire de l'eau chaude à 64° comme à Dax ou même 82° à Chaudes-Aigues dans le Cantal ! Mieux vaut simplement essayer de le suivre dans ses vocalises expertes !

         On est agréablement surpris par son compagnonnage, sa fidélité en amitié, son bon sens, son équilibre et une sagesse rassurante. Il apaise. Nous aimons vivre avec lui et nous espérons qu'il ne nous sera pas enlevé ! Il fait sérieux. Sa piété nous entraîne tant il vit de Jésus-Christ et pour lui. C'est là une part de son secret que nous vous livrons : le voir prier une heure par jour, au petit matin, nous entraîne et nous stimule.

         Seconde part, il est bien fils de Monsieur Vincent tant il aime les pauvres ; il est prêt à se défoncer pour eux. Son zèle est à la mesure de son option préférentielle pour eux. Il veut suivre le Christ, Évangélisateur des Pauvres et Missionnaire du Père. Son coeur va vers les blessés de la vie.

        L'Équipe d'accompagnement a écrit ces lignes au Père Provincial, que nous faisons nôtres : «Cherchant une conclusion après deux heures d'échange, nous avons retenu cette réflexion souriante : le tempérament de Frédéric nous fait penser à un moteur diesel : il lui faut un temps de chauffage avant de démarrer et d'atteindre la vitesse supérieure en mettant en avant tout son potentiel ! » 

         Monseigneur, Père Bouchet, attention le moteur est chaud. Que tourne à plein régime  l'Aventure missionnaire ! Nous souhaitons bonne route à ce fils de st Vincent en terres limousines !

         Pour l'heure, il convient de redire les paroles importantes : l'avis des formateurs du séminaire a été, voici un an, positif. Les laïcs avec lesquels il a travaillé, se sont pron oncés et ont donné leur avis favorable. De même le Centre de Formation au Diaconat de Toulouse   rend compte de sa maturité pastorale, comme celui de Paris a déjà admis sa capacité à penser en théologien. Il reste le meilleur pour la fin : la validation opérante de l'Esprit Saint !