CÉLÉBRATIONS DU 350e ANNIVERSAIRE de la MORT DE NOS FONDATEURS. Cette célébration Eucharistique à Notre-Dame de Paris, du dimanche 14 mars, fut l'un des premiers temps forts importants de ce Jubilé.
Des places avaient été retenues pour les différents membres de la Famille vincentienne : Équipes St Vincent, Filles de la Charité, Société de St-Vincent-de-Paul, Jeunesses mariales, Sœurs de la Charité de Strasbourg venues en car de la lointaine Alsace, et des autres. On avait demandé aux prêtres d'arriver bien à l'avance pour recevoir les consignes de Monseigneur JACQUIN, Recteur de la Cathédrale et du Cérémoniaire, attentif aux moindres détails. Des reliqus de Sainte Louise et de saint Vincent avaient été prêtées par la Maison-Mère et placées devant la statue de Notre-Dame.
Ce furent les fastes des grands jours. Après l'ample procession d'entrée et le salut du Célébrant, Sœur Évelyne FRANC, Supérieure Générale de la Compagnie des Filles de la Charité, vint remercier l'Archevêque de nous accueillir dans sa Cathédrale et de fêter avec nous nos Fondateurs. Elle présenta ensuite à l'assemblée la Famille vincentienne et évoqua la figure et le message de Louise de Marillac. La messe et les lectures étaient celles du 4e dimanche de Carême, de lætare, les célébrants principaux avaient donc revêtu les ornements roses. A son habitude, la chorale interprèta, en polyphonie et avec la qualité qu'on lui connaît, le Kyrie et d'autres pièces anciennes. L'homélie du Cardinal fut particulièrement remarquée. Nous vivons des moments difficiles pleins de calomnies et de coups bas. Les chrétiens doivent retrouver et communiquer la miséricorde du Père de l'Enfant prodigue. Ste Louise et St Vincent ont vécu cette miséricorde à travers leur action au service des plus démunis. Depuis 350 ans, leur exemple perdure à travers l'ensemble des membres de la Famille vincentienne répendue dans le monde entier ; Ozanam, Rosalie Rendu sont de ceux-là, avec Catherine la silencieuse.
Les intentions de la Prière universelle furent dites par une équipière de l'A.I.C. et par Patrick Rabarison, séminariste CM. La suite de l'Eucharistie se déroula ensuite dans le recuillement et le bon ordre grâce au mouvant cérémoniaire. Le Père Grégory, qui assistait le Cardinal, dit en français — la chose mérite d'être remarquée — la partie de la Prière eucharisitque qui lui revenait. Les prêtres communièrent par "intinction” dans les petites cupules ayant servi à la messe de Benoît XVI.
Avant la bénédiction, le Cardinal lut un message du Pape s'unissant à l'hommage rendu à Sainte Louise par la Famille vincentienne et transmis par le Nonce apostolique. … “Ite missa est”… Ce fut une célébration bien belle, pleine de foi et d'espérance pour l'avenir et tous les participants rentrèrent heureux d'appartenir à la Famille vincentienne. Le lendemain, 15 mars, jour de la fête, nous nous retrouvions, pour célébrer Sainte LOUISE, à la Chapelle de la Rue du Bac, elle aussi pleine de monde, Pères, Sœurs et Laïcs, et pour l'Euchristie. Celle-ci était présidée par le Père Gérard DU — on prononce "Iou” dans le Sud et "Zou” dans le Nord, ou vise versa — Assitant général. On trouvera son homélie ci-jointe. Avant la bénédiction, Sœur Yannick FRÉHARD, FdlC. et aumônier de prison à Évreux, donna le témoignage de son engagement au service des détenus, de ses découvertes de la dignité de l'homme, de la joie que lui procure ce service. Enfin, Sœurs, Pères et Frères se rassemblèrent – c'est une longue tradition – sur les marches du magestueux escalier du jardin pour une photo de famille. Nous attendons la photo.
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