ÉPHÉMÉRIDES de la Congrégation de la Mission

26 JUILLET

En 1646, Louise de Marillac part de Paris pour aller conduire six Sœurs à l’hôpital de Nantes : Elisabeth Martin la Sœur Servante, Claude Carré, l’assistante, Marguerite Noret, Catherine Bagard, Perrette de Sedan, Antoinette Duhamel. Sont aussi du voyage Elisabeth Turgis qui rejoint en cours de route la petite communauté de Richelieu, et Françoise Noret qui accompagne Louise de Marillac. Le voyage durera de longs jours d'abord en coche, puis sur la rivière de la Loire, avec arrêts dans les hôtelleries. (C)

En 1685, Mère Mathurine Guérin envoie dans les maisons une circulaire généralisant le port de la cornette
“Monsieur Jolly, notre très honoré Père, ayant été bien informé de la nécessité que la plupart de nos Sœurs ont de porter des cornettes à cause de l'incommodité qu'elles reçoivent du grand froid en hiver, et de l'ardeur du soleil en été, servant les malades, ce qui oblige fort souvent de leur permettre pour quelque temps, de sorte que cela faisant une désuniformité[...], a permis d'en porter toutes, à condition qu'elles ne seront pas de toile plus fine que celle dont on fait notre autre linge, de crainte que ce qui nous est permis pour la nécessité ne vint à servir à la vanité.”
(C)

En 1713
, le procureur des administrateurs de l’Hôpital général de Rethel signe avec Mère Jeanne Chevreau et les Sœurs officières le contrat d’établissement de trois Sœurs pour soigner les malades de la ville et assurer l’instruction des petites filles de la Renfermerie (hôpital d’accueil des enfants trouvés). (C)

En 1716, le procureur des Administrateurs de l’hôpital de Pont-Audemer (Normandie) signe avec Mère Jeanne Chevreau et les Sœurs officières, le contrat d’établissement de quatre Sœurs pour le service des malades, des vieillards hommes et femmes de l’hôpital. Il est précisé que les valides ne seront plus admis dans cet hôpital de Pont-Audemer. Les Sœurs quittent Paris le 19 novembre. (C)

En 1742, à Paris, le procureur du Greffier des Finances de Bordeaux, Mère Anne Marie Bonnejoye et les trois Sœurs officières signent un contrat qui confirme la fondation de deux Sœurs envoyées en 1683 pour le service de la paroisse de Fronsac à la demande de la duchesse de Richelieu et qui prévoit l’établissement d’une troisième Sœur pour instruire les petites filles et distribuer le bouillon dans la paroisse. (C)

En 1811, décès de M. Philippe, Directeur des Filles de la Charité de 1802 à 1811 avec comme Vicaires Généraux, MM. Brunet, Hanon, Placiard, et comme Supérieures Générales Sœurs Deleau et Déchaux.

En 1816, arrivée des premiers Lazaristes à Baltimore (Etats-Unis). Leur première Province sera érigée en 1835, puis une seconde en 1888.

En 1846, à Troyes, dans la chapelle de la maison de Charité de la paroisse Saint-Jean, avant le salut de l’octave de saint Vincent, Sœur Apolline Andriveau voit Notre-Seigneur qui tient à la main un scapulaire rouge : celui de la Passion de Jésus et de la Compassion de Marie. A plusieurs reprises, la pieuse Fille de la Charité bénéficiera encore de faveurs extraordinaires de la part de Jésus souffrant. Elle a la conviction que, selon ses propres termes, «notre divin Sauveur désire que l’on établisse le scapulaire de la sainte Passion. Il saura bien, ajoute-t-elle, dans un instant que lui seul connaît, aplanir toutes les difficultés…» De fait, moins d’un an après la première vision de la Sœur, exactement le 25 juin 1847, Pie IX approuvera chaudement cette dévotion. Un mot de la messagère du scapulaire de la Passion est à retenir : «Je suis heureuse, disait-elle, de penser que ce sera une des richesses de la Congrégation de la Mission» (1).

En 1854, le choléra fait son apparition chez les troupes françaises du Pirée. Le général demande des Sœurs. Une frégate part à Smyrne et en ramène six. Le choléra fit 800 victimes sur 4 000 hommes. Du Pirée, l’épidémie passe à Athènes et les Sœurs y vont, restant un mois à l’ambulance. Un des Lazaristes, aumônier des troupes françaises, y acquit un tel prestige que M. Etienne en reçut des remerciements officiels et le missionnaire en profite pour continuer son beau dévouement au camp de Moslaq qui abritait 30 000 hommes. Il y trouva neuf baraquements avec chacun une centaine de cholériques : une de ces baraques servit de logement aux Sœurs qui y gardèrent le Saint Sacrement. Quant à M. Le Pavec, il portait une custode sur lui afin de communier les mourants. Une fois les soldats rétablis ou repartis sur le front des hostilités, les Sœurs rentrèrent à Salonique.

En 1897, à Paris, dans la chapelle de la rue, du Bac, le cardinal Richard, au nom du Souverain Pontife, couronne Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. Le T.H.P. Fiat avait sollicité cette faveur de Léon XIII qui répondit par un Bref plein de bienveillance pour la famille de saint Vincent. Depuis des mois, la cérémonie d’aujourd’hui a été préparée. Pour la couronne qui va être placée sur le front de la Vierge, perles, diamants et bijoux ont été donnés avec une admirable prodigalité. De ces riches matériaux, Mellerio, orfèvre à Paris, rue de la Paix, a tiré un chef-d’œuvre de grâce et de proportion, certes, mais aussi d’un parfait symbolisme qui mérite d’être étudié dans ses moindres détails… De leur cité. les Sœurs ont rivalisé à qui mieux mieux pour donner à toute leur Maison-Mère une allure de fête royale… La cérémonie du couronnement a lieu le matin, à 8 heures, et est suivie de la messe pontificale chantée par le Cardinal. L’exiguïté de la chapelle a obligé à faire un choix pour les assistants. La plus grande partie de la nef est occupée par les «Messieurs de Saint-Lazare» ; le reste de la chapelle appartient aux Visitatrices des Filles de la Charité et aux Sœurs Servantes de Paris ainsi qu’au bataillon des Sœurs du Séminaire. En souvenir du Père de Ratisbonne, la Supérieure générale des Dames de Sion et son Assistante ont été spécialement invitées. Pour satisfaire cependant la piété générale, l’après-midi, après le sermon de circonstance prononcé par Mgr Pagis, évêque de Verdun, une belle procession se déroule dans les cours et les jardins de la Communauté. Ce fut une inoubliable journée de joie. Elle se prolongea pendant la semaine qui suivit : le peuple de Paris, alerté par son archevêque et précédé des chefs de paroisse, des pèlerins venus d’ailleurs et même de l’étranger, envahirent à peu près sans discontinuer la chapelle de la Médaille (2).

En 1951, à Pékin, arrestation de plusieurs Confrères qui sont internés à la prison de Tsaolen..

1) Annales, t. 61, pp. 419-434.
2) Annales. t. 62, pp. 453-523.